Point de Vue d'Aldrède.
__Aldrède ouvrit les yeux, son crâne lui fessait un mal affreux. Vous savez ce fameux mal de tête, après une bonne soirée. Et bien celui-ci c'est incrusté dans le crane de la jeune fille. Ses doigts fins et froids massèrent délicatement ses tempes, elle ferma fort ses yeux. Puis elle les ouvrit, et se leva de son lit. Sa tête lui tourna, mais elle avança, et ouvrit ses rideaux. Paris était recouvert d'un petit soleil timide. Aldrède enfila un T-shirt puis sortis de sa chambre en trainant, les pieds. Elle continua sur sa lancée et alla chercher un doliprane dans la cuisine. L'appartement était plongé dans le noir, donc la lueur que provoqué la télévision encore allumée attira l'½il d'Aldrède. Elle marcha jusqu'au salon et découvrit Colleen endormit sur le canapé, étalée, un bras ballant dans le vide et la tête aplatis contre le cuir. Elle sourit, la vue de sa jeune amie la fessait rire. Elle se pencha lentement, et caressa doucement la joue de Colleen. Celle-ci bougea, grogna mais se réveilla. Un peu perdu certes, mais elle se leva plus vite que son amie. Elles se retrouvèrent dans la cuisine. Un café noir pour Aldrède et un bol de
Chocapic pour Colleen. Le silence régnait dans la pièce. Colleen leva la tête de son bol et commença.
- Aldrède, tu te sens mieux ? Tu sais hier soir, tu m'as fait vraiment peur.
- Stop, Colleen, je ne veux pas en parler. Une prochaine fois. S'exclama Aldrède, un peu frustrée.
- Mais,fin'. Aldrède... Souffla Colleen.
__Aldrède se leva de sa chaise, déposa sa tasse dans l'évier et sortis de la pièce. Elle ne se souvenait de rien, rien de cette soirée. La jeune adolescente s'enferma dans la salle de bain. Elle se regarda dans le miroir. Puis elle fit couler l'eau froide sur ses poignets et ses mains, elle s'aspergea le visage. Sa peau rougit à cause de la basse température de l'eau. Aldrède s'essuya le visage avec une serviette. Puis elle se coiffa et se maquilla. Comme à son habitude elle accentua son regard et passa un coup de Baume sur ses lèvres. Elle lissa sa frange, et le reste de ses cheveux aussi. Satisfaite du résultat elle ressortit de la salle de bain, traversa le couloir et s'enferma dans sa chambre. Aldrède se posa devant son armoire. Ce matin était son premier jours, elle devait faire bonne impression, du moins essayer. Elle saisit une tunique violette de chez
Naf Naf, la jeta sur son lit, puis fit de même avec des collants vinyles jaunes. Elle dénicha ses bottines violettes
Annabel Winship. Elle enfila ses vêtements, et mis sur ses épaules un gilet
Guess gris. Elle se regarda une dernière fois dans le miroir puis elle remplis son sac
Longchamp de toutes sortes de choses utiles ou pas. Ensuite elle sortit de sa chambre. Colleen l'attendait dans l'entrée. Aldrède lui sourit, puis elles sortirent de l'appartement, Colleen donna un double tour de clef et puis elles descendirent les marches. Les deux jeunes amies partirent en direction de leurs écoles respectives. Elles firent le chemin ensemble jusqu'à l'Université de médecine. Puis Aldrède continua son chemin jusqu'à la rue Vauquelin, le 10 précisément. Elle s'arrêta devant l'entrée de l'établissement. Le drapeau Français vole au dessus de sa tête. Aldrède hésite avant d'entrée, puis elle se décide et va se présenter à l'accueil. Derrière son petit bureau gris, une bonne femme triait ses papiers, Aldrède s'accouda au guichet. Elle se racla la gorge, la femme releva la tête et lui sourit et remis son nez dans ses affaires. Aldrède ne supporte pas de patienter. Elle toussota, et se pencha vers la femme.
- Je ne voudrais pas vous déranger dans votre travail. Je suis nouvelle, Aldrède, Aldrède Merteuille. C'est ma première année, dans la lettre d'admission il est écrit de se présenter à l'accueil à 8h10. Certes je suis un peu en avance mais pourriez vous, s'il vous plait, me donner mon emploi du temps ainsi que des papiers complémentaire, pour les options ? Demanda Aldrède un peu agacée.
- Oh, excusez-moi. Je vais vous chercher ça tout de suite. Lui répondit la femme.
__Elle donna un coup de pied dans son bureau pour donner de l'élan à sa chaise à roulettes. Elle glissa jusqu'à une tour en métal orangé. La bonne femme ouvrit le deuxième tiroir, parcouru de son index les dossiers, puis en ressortit celui d'Aldrède. Ensuite elle revint se mettre en place à son bureau.
- Voila ! Le voilà ! Alors c'est bien vous Aldrède Merteuille, née le 19 Janvier 1992, votre père/
- Non concubin de ma mère. Lui indiqua la jeune adolescente.
- Oui, bref, donc le concubin de votre mère a déjà payé les deux prochains semestres. Vous commencez à 8h35 et finissez à 17h45. Vous avez 45minutes de pause du temps de midi, et 15minutes toutes les deux heures de cours. Tenez la feuille des options, je crois que vous avez choisis : Anglais et Illustration ? Avez-vous la somme requise pour les droits d'inscription ?
- Oui.
- Alors vous pouvez signer en bas à droite. Ensuite vous pouvez aller vous dégourdir les jambes dans la cour, la porte à votre droite.
__Aldrède déposa un simple A.M dans la case prévu, tendit la liasse de billet, 380¤ pour les droit, et plia soigneusement son emploi du temps et le mit dans son sac. Puis elle se dirigea vers la cour. Quand elle pénétra dans le carré de béton, les élèves déjà présents la dévisagèrent. Certains la regardèrent de bas en haut et de haut en bas. D'autres s'échangèrent des messes basses tout en pouffant. Aldrède respira un bon coup. Son mal de tête était toujours présent. Elle s'installa sur un banc en bois. A l'ombre d'un saule pleureur, elle pensait à Colleen, à la soirée de la veille. Mais à partir de son entrée dans les toilettes c'était le trou noir. Le néant complet. Le son de la cloche retentit. Tout le monde se précipita dans le hall, Aldrède les suivit, un peu perdu. Elle se tenait à l'écart, quand elle entendu son nom de famille. Elle releva la tête et tenta de se grandir en se mettant sur la pointe des pieds, mais en vain elle ne voyait pas qui avait prononcé son nom. La foule se dispersa, Aldrède put enfin s'approcher du panneau d'affichage. Elle laissa son doigt parcourir les noms d'inconnus quand elle stoppa net sur le sien. Merteuille. 2è classe, premier cours en salle A101. Un enseignant arriva dans le hall, un groupe se forma, la jeune adolescente se mêla avec eux. Puis ils montèrent dans la salle A101. La journée commençait plutôt bien, Aldrède passa 4heure en atelier, les profs étaient sympa, les surveillants aussi. Le premier jour, l'établissement avait pour coutume de laisser l'après midi à leurs élèves. C'est donc à 12h25, qu'Aldrède quitta l'Institut. Elle traversa le hall, arrivant dehors, un groupe de jeunes filles fumaient leurs cigarettes contre le mur. Sur le trottoir en face, un jeune homme était assis sur les marches d'une maison. Il inclina sa tête, salua Aldrède, se leva et marcha en sa direction.
- Excusez-moi Mademoiselle, mais je n'ai pas de feu... En auriez-vous ??
- Euh... Oui, dans mon sac, je crois. Répondit timidement l'adolescente.
- Tu viens en cours ici ? Demanda le jeune homme en regardant Aldrède fouiller dans son sac.
- Oui, je suis en section Stylisme. Et toi, tu fais quoi ? Dit-elle en lui allumant sa cigarette.
- Moi, euh je ne fais rien de spécial.
- D'accord, je suis désolée mais je dois rentrer chez moi...
- Oh, je peux te raccompagner ??
- Oui, j'habite Rue de Londres, C'est assez loin. Répondit Aldrède.
- Je connais, j'ai un pote qui n'y habite pas loin.
- Mais tu n'attendais pas quelqu'un, assis là-bas sur les marches ??
- Si, mais cette personne n'est pas venu, on y va ?
__Aldrède lui sourit, elle se retourna, les filles appuyées contre le mur parlaient à voix basse, et lui jetaient un regard de tueuse. Le jeune homme s'approcha d'Aldrède et passa son bras autour de ses épaules. Puis ils avancèrent tout les deux en direction de la Rue de Londres. Le chemin fut long, Aldrède ne comprenait pas pourquoi plusieurs groupes de filles la dévisageaient. Le jeune homme la fesait rire, oui elle riait beaucoup, c'est dans un fou rire qu'ils arrivèrent à l'appartement de l'adolescente.
- Voilà, c'est mon immeuble ! Déclara Aldrède entre deux rigolades.
- Tu me fais monter ?? Lui demanda le jeune homme.
- HAHA, Non !
- Mais pourquoi ??
- Hmm, parce que je ne te connais pas, je ne connais même pas ton prénom !
- Arthur, Je m'appelle Arthur !
- Et moi Aldrède, aller c'est bon monte.
__Ils rigolèrent, puis La jeune fille déverrouilla la porte, ils montèrent. Aldrède stoppa devant la porte de l'appartement. Puis elle l'ouvrit, Colleen ne rentrais que dans une heure. Elle quitta son manteau, Arthur fit de même. Ils s'installèrent sur le canapé, Aldrède apporta des biscuits et du lait chaud. Ils goutèrent devant les dessins animés. Quand ils finirent tout les Choco, ils s'installèrent confortablement dans le canapé. Arthur les pieds sur la table, et Aldrède appuyé sur lui. La jeune fille ne savait pas ce qu'elle fessait, elle avait beaucoup entendu dire que Paris était la capitale du changement. Alors que le changement opère. Elle posa sa main sur le torse du jeune homme, son c½ur battait, très fort.
- Dis Arthur, pourquoi des meufs me dévisageaient quand on passait devant elle ??
- Parce que je suis avec toi, si demain tu passe devant elles toute seule elle te remarqueront mais t'oublieront vite.
- Mais pourquoi ?
- Tu ne sais donc pas qui je suis ??
- Non, je devrais ??
- Je sais pas.
__La porte de l'entrée s'ouvrit, c'était Colleen, son sac tomba par terre et ses clefs se déposèrent sur la petite table en verre de l'entrée. Aldrède se redressa, Arthur fit de même. Colleen arriva au salon. Arthur se leva du canapé, et salua la jeune fille. Puis regarda Aldrède.
- Bon et bien j'étais sur le point de partir. Débuta le jeune homme.
- Oui, je te raccompagne, au faite Colleen je te présente Arthur.
__Colleen inclina la tête et laissa passer Aldrède et son ami. Ils traversèrent le couloir, sur le pas de la porte Arthur s'approcha de la brune.
- On se revoit demain ?
- Si tu veux, mais explique moi d'abord pourquoi les filles se retournent à mon passage. Demanda Aldrède.
- Parce que je suis Arthur Verret.
- Et ?
- Tape mon prénom et mon nom sur Google tu verras bien. Sur ce je m'éclipse, à Demain Aldrède !
- A demain, Arthur Verret.
__Elle le regarda descendre les escaliers puis elle referma la porte. Colleen l'attendait au salon, elle s'assit sur le canapé, puis se releva pour ranger les bols et jeter l'emballage des Choco. Colleen la regardait faire. Amusée par son comportement, elle la suivit dans la cuisine. Aldréde se mit a lever les bols, pendant que Colleen était assise sur une chaise.
- Dis-moi Aldréde qui était ce jeune homme ? demanda Colleen
- Arthur, il ma gentiment abordé en sortant des cours, il voulait du feux. Lui répondit Aldréde avec un sourire au coins.
- Hum, pourquoi ce qu'il ta demander de taper " Arthur Verret " sur Google?
- Ah c'est que tu écoute mes conversations maintenant? soupira t-elle , en retournant.
- On peux dire ça comme ça! Alors?
__Aldréde prit un chiffon qui était accroché à la poignée du four et nettoya à la vas-vite les bols et les cuillères, en prenant soin de les déposer sur le plan de travail de la cuisine.
- Sort ton ordinateur portable, on va découvrir qui est ce fameux Arthur V.